La précision d'atterrissage (Paragliding Accuracy) est la forme de compétition de parapente la plus facile à suivre pour le public : les pilotes décollent d'une colline (ou sont treuillés) et se posent avec précision sur un disque dont le centre a la taille d'une pièce de monnaie (2 cm), la cible. Chaque posé est noté en centimètres depuis le bord de ce disque. À la fin des manches, le total le plus bas l'emporte.
Cet article explique le règlement international en vigueur : FAI Sporting Code, Section 7C – Paragliding Accuracy, édition 2026 (applicable depuis le 1er juin 2026) et le Paragliding Accuracy Judging Code 2026 (code d'arbitrage), publiés par la Commission de vol libre de la FAI (CIVL). Quelques règles générales viennent de la Section 7 – Common, édition 2026. La Section 7C vise surtout la catégorie 1, et chaque compétition publie son règlement local (Local Regulations) : lisez-le attentivement avant de concourir.
Les compétitions de précision au Vietnam
Le Vietnam accueille chaque année un bon nombre de compétitions de précision. Le championnat national a lieu au moins une fois par an et est organisé par l'Administration des sports du Vietnam (ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme). Des clubs, des collectivités et des entreprises organisent aussi des événements et des compétitions, comme l'Association de parapente de Hanoï, la Fédération sportive de Hô Chi Minh-Ville ou des sociétés privées telles que Viên Nam Tourism and Sports JSC.
Les épreuves se tiennent du nord au sud : Hanoï, Da Nang, Tri Tôn (An Giang), l'île de Lý Sơn (Quảng Ngãi), le col de Khau Phạ (Mù Cang Chải, Lào Cai)… Chaque épreuve a son propre règlement : nombre de manches, rayon de la cible, catégories et conditions d'inscription. Les photos de cet article ont été prises à la Mebayluon Paragliding Accuracy Open Cup de Mù Cang Chải, du 15 au 17 septembre 2023, avec décollage au col de Khau Phạ.
Catégorie 1 et catégorie 2 : quelle différence ?
La FAI classe les compétitions internationales en deux niveaux. La catégorie 1 regroupe les championnats du monde et continentaux et les World Air Games. La catégorie 2 couvre les autres compétitions internationales reconnues par la CIVL : Opens, Coupes du monde, championnats nationaux ouverts aux étrangers, etc. Les règles de catégorie 2 doivent s'appuyer sur celles de la catégorie 1 « dans la mesure où cela est approprié », et les points déclarés obligatoires pour elles s'appliquent intégralement. Le reste relève du règlement local de chaque épreuve.
| Point | Catégorie 1 (monde, continent) | Catégorie 2 (Opens, Coupes du monde…) |
|---|---|---|
| Rayon de la cible | 2 m | Recommandé : plateau seul, 1, 2, 5 ou 10 m (fixé par le règlement local) |
| Manches pour valider l'épreuve | 3 au minimum, 12 au maximum | 1 au minimum, 12 au maximum |
| Élimination en cours d'épreuve | Interdite | Autorisée si annoncée à l'avance ; tous volent les 6 premières manches |
| Nombre de pilotes | Fixé par le règlement local | 8 au minimum, 150 au maximum |
| Licence sportive FAI | Obligatoire | Obligatoire |
| Classement exigé | Top 700 (monde) / top 900 (continent) du classement mondial WPRS | Non exigé |
| Corps arbitral minimum | 8 juges de 3 nations | 5 juges (4 avec moins de 50 pilotes) |
Le plateau électronique (AMD) : dimensions et fonctionnement
Le centre de la cible est un appareil de mesure automatique (Automatic Measuring Device – AMD), qu'on appelle couramment le plateau électronique. Les pilotes visent le disque central (dead centre) au milieu du plateau.
- Le disque central mesure 2 cm de diamètre (1 cm de rayon), d'une couleur contrastée. La même taille de disque doit être utilisée pendant toute l'épreuve.
- Zone de mesure automatique : le plateau doit mesurer au moins 15 cm depuis le bord du disque dans toutes les directions, par pas de 1 cm. La zone notée automatiquement mesure donc au moins 32 cm de large (2 cm de disque plus 15 cm de chaque côté).
- Fonctionnement : le plateau enregistre le score quand le pied du pilote appuie dessus au premier contact. Toucher le disque vaut 0 cm ; toucher à 5 cm de son bord vaut 5 cm. Le plateau est réarmé entre les posés.
- Installation : le plateau repose sur une semelle rigide, fixé, aussi plat que possible et au niveau de la cible. Le juge principal l'homologue ; le juge d'épreuve vérifie son bon fonctionnement et fait retirer un plateau défectueux.
- Quand le plateau n'enregistre pas : s'il est défectueux, n'a pas été réarmé ou si l'appui était insuffisant, les juges peuvent mesurer à la main s'ils le font de façon cohérente et certaine. S'ils ne s'accordent pas sur le score, le pilote peut obtenir un revol.
- Remplacement : en catégorie 1, l'épreuve commence avec un plateau neuf ou reconditionné en usine, changé en fin de manche tous les 500 posés sur le plateau, ou plus tôt s'il paraît peu fiable.
- Au-delà du plateau : les juges de cible marquent le premier point de contact et mesurent jusqu'au bord du disque. Un tapis témoin plus grand autour du plateau est recommandé pour montrer le premier point de contact. Un système de mesure vidéo peut être accepté par le juge principal, mais il ne remplace pas le plateau.
- Quand la cible est fermée pour raison de sécurité, le plateau est couvert. Les chaussures sont aussi réglementées pour ne pas l'abîmer (voir la partie matériel plus bas).
La cible, la zone de cible et la mesure du vent
| Cercle (depuis le bord du disque) | Rôle |
|---|---|
| Disque central de 2 cm | Le toucher vaut 0 cm, le meilleur score |
| Zone du plateau, au moins 15 cm | Le plateau enregistre le score au centimètre |
| Cercles de 1 m et 2 m | Repères visuels pour les pilotes, pas utilisés pour noter |
| Rayon de la cible : 2 m (catégorie 1) | À l'intérieur, le posé est mesuré ; à l'extérieur, score maximum |
| Cercle de 10 m | Le posé doit se faire sur les pieds, sans chute, dans ce cercle |
| Zone réservée : au moins 10 m au-delà du bord de la cible | Réservée aux officiels de service |
- Surface : plane et au niveau du terrain (ni surélevée ni creusée), en herbe, sable ou tapis pour que les juges voient le point de contact. L'herbe est idéalement tondue à environ 50 mm. Le juge principal valide la surface.
- Emplacement : la cible doit être accessible de toutes les directions. Pour un décollage en colline, la recommandation est une distance horizontale décollage–cible d'au plus 5 fois la dénivelée (finesse maximale de 5). La cible peut être déplacée entre les manches, jamais pendant ; le décollage peut être déplacé à tout moment si le vent change.
- Manche à air : bicolore et vive, d'au moins 2,5 m, à 5 m de haut minimum, à l'horizontale par 6 m/s. Au moins quatre banderoles d'au moins 1,5 m, une par quadrant à environ 15 m du plateau, indiquent la direction des vents de moins de 1 m/s.
- Anémomètre : près de la cible, capteur à 5 m de haut minimum, dégagé des arbres et bâtiments. La vitesse du vent doit être visible à l'atterrissage. En cas de panne, les juges peuvent passer à un autre instrument électronique ou mécanique.
Qui peut concourir et comment s'inscrire
- Licence : carte IPPI niveau 4 (ParaPro 4) ou licence nationale équivalente. Si le pays n'en délivre pas, sa fédération aéronautique (membre de la FAI, appelée NAC) s'engage à n'envoyer que des pilotes compétents. Le directeur de compétition peut interdire de vol un pilote insuffisamment qualifié, sans remboursement.
- Expérience : bien décoller par vent nul comme par vent fort ; si l'épreuve utilise le treuil, pouvoir justifier d'une expérience du treuillage.
- Licence sportive FAI : obligatoire pour tout concurrent, en catégorie 1 comme en catégorie 2, enregistrée en ligne et valable pendant toute l'épreuve.
- Classement (catégorie 1 seulement) : sur les 24 mois précédant la date de référence (3 mois avant le début), figurer dans le top 700 du classement mondial WPRS de précision pour un championnat du monde, ou le top 900 pour un championnat continental.
- Dérogations : seulement dans des cas exceptionnels. La fédération envoie la demande, avec le palmarès international du pilote, au président de la CIVL au moins 60 jours avant l'épreuve ; un comité d'examen de trois personnes décide en privilégiant la sécurité. Un pilote ayant participé à une catégorie 1 grâce à une dérogation doit remplir les critères normaux la fois suivante.
- À l'inscription, le pilote présente une pièce d'identité, sa licence (si son pays en délivre), la preuve de navigabilité de l'aile et du matériel, son assurance et, si besoin, une attestation d'expérience au treuil ; il signe une décharge de responsabilité, une déclaration d'aile certifiée et le formulaire d'inscription.
Équipes, places et chefs d'équipe
En championnat (catégorie 1), les pilotes concourent en équipes nationales inscrites par leur fédération. La taille des équipes est fixée par le règlement local ; en compétition mixte, chaque équipe compte au moins un homme et une femme. Une nation peut inscrire plus de pilotes que la taille d'équipe : les autres concourent seulement en individuel. La composition est déclarée au directeur de compétition au plus tard avant le briefing de la première manche ; une fois la première manche lancée, aucun pilote ne peut plus être changé.
- Attribution des places (catégorie 1) : le règlement local fixe le nombre maximum de pilotes de l'épreuve et par nation. Les places sont attribuées une à une, de la première à la dernière nation du classement WPRS des nations (arrêté 3 mois avant l'épreuve), puis on recommence tant qu'il en reste. L'attribution se fait entre trois et deux mois avant l'épreuve. À partir de 14 jours avant le début, un pilote absent ne peut être remplacé que par un pilote de la même nation.
- Places féminines : dans un championnat du monde mixte, chaque nation a au moins une place réservée à une femme, attribuée avant celles des hommes et jamais occupée par un homme. Les cinq meilleures pilotes mondiales (de cinq nations différentes) peuvent s'inscrire si elles ne sont pas retenues en équipe nationale, avec l'accord de leur fédération.
- Les champions du monde et continentaux en titre (hommes et femmes) peuvent défendre leur titre même s'ils ne sont pas sélectionnés, avec l'accord de leur fédération, sans marquer pour l'équipe. Le pays hôte peut inscrire autant de pilotes que la meilleure nation, mais en compétition mixte il ne peut pas remplacer des femmes par des hommes. L'inscription d'un champion en titre doit être demandée avant la première attribution des places.
- Chef d'équipe : en championnat, chaque nation doit en avoir un, qui peut être un pilote en compétition. Il représente tous les pilotes de sa nation, fait le lien avec l'organisation, veille à ce qu'ils connaissent les règles et ne volent pas malades, peut retirer un membre de l'épreuve, et c'est de préférence lui qui dépose objections et réclamations.
Le déroulement d'une manche
La précision se vole par manches : à chaque manche, chaque pilote a la possibilité d'un vol valide, dans un ordre fixé. Une manche ne compte que lorsque tous les pilotes ont un score ou une pénalité. Si elle est interrompue, elle reprend là où elle s'était arrêtée. Le directeur est encouragé à faire réaliser le plus de vols possible chaque jour et peut lancer une manche qu'il ne finira pas le jour même.
- Ouvreurs : chaque jour, au moins un ouvreur (non concurrent, sur une aile comparable à celles de la plupart des concurrents) vole en premier et tente de se poser sur la cible, pour montrer qu'elle est accessible et que les conditions sont sûres. Après une longue interruption avec un changement net des conditions, un ouvreur repart en premier.
- Intervalle de décollage : en principe 1 min 30 entre pilotes, ajustable par le directeur de décollage (Launch Marshal), qui appelle les pilotes, ouvre et ferme le décollage et fait respecter l'ordre publié.
- Ordre de vol en catégorie 1 : chaque chef d'équipe numérote ses pilotes 1, 2, 3… ; les nations sont tirées au sort. Tous les n° 1 volent d'abord, puis les n° 2, etc.
- Ordre de vol en catégorie 2 : la méthode proposée suit le classement WPRS, le moins bien classé en premier (ordre alphabétique en cas d'égalité) ; les 10 meilleurs volent en dernier et tirent leur numéro de 1 à 10. L'organisateur peut choisir une autre méthode, par exemple un tirage au sort.
- Ordre inverse (catégorie 1) : dès la manche 2, le directeur peut imposer l'ordre inverse du classement s'il l'annonce à temps. La dernière manche (la 12e, ou celle annoncée comme dernière) se vole dans l'ordre inverse : le leader décolle en dernier. Si elle ne peut pas être terminée, la manche précédente devient la dernière. La catégorie 2 suit son règlement local.
- Décoller à son tour : chaque pilote décolle selon son numéro, sauf autorisation du directeur de décollage ou du directeur de compétition (pour un revol par exemple). Ne pas être prêt à l'appel, ou décoller sans autorisation, expose au score maximum pour la manche.
- Suspension : le directeur peut suspendre les décollages si les conditions deviennent inadaptées ou dangereuses ; la manche reprend normalement là où elle s'était arrêtée. Un comité de sécurité surveille les vols et prévient le directeur quand les conditions au décollage, en vol ou à la cible deviennent dangereuses. Il devrait comprendre le directeur ou son adjoint, le directeur de décollage ou son adjoint, un juge expérimenté et au moins deux pilotes concurrents expérimentés (dont un au plus du pays hôte).
- Vols d'essai les jours de compétition : quand le directeur les autorise, les pilotes ne doivent pas faire d'approche de la cible.
En vol et en approche finale
- Aller droit au terrain : les pilotes suivent le cheminement donné au briefing sans traîner, tout en gardant assez de hauteur pour une approche réfléchie. Chaque pilote devrait avoir une chance équitable : depuis un décollage en colline, la zone de cible doit être accessible directement ; au treuil, c'est au pilote de larguer à un endroit d'où il peut la rejoindre directement.
- Étagement : les pilotes s'étagent en hauteur pour que chacun ait une approche dégagée. Dépasser à basse hauteur au-dessus de la cible est interdit et peut valoir le score maximum ou être traité comme un vol dangereux.
- Aucun guidage : il est interdit de guider un pilote vers la cible par radio ou tout autre moyen.
- Approche finale : elle commence quand le pilote fait face à la cible et que, selon le juge d'épreuve, il s'y est engagé sans grand changement de cap prévu. Pendant ce temps, il a droit à une vue dégagée de la cible.
- Cible fermée : en cas de danger, les décollages s'arrêtent, un officiel agite un drapeau rouge et couvre le plateau. Les pilotes en vol doivent s'écarter de la cible.
- Limite de vent : 6 m/s au maximum, mesurés à la cible pendant les 30 dernières secondes du vol et les 5 secondes après le posé. Le règlement local peut la porter à 7 m/s si le site le permet. Le vent en altitude et au décollage ne compte pas, sauf pour la sécurité. Si la limite est dépassée sur plusieurs vols de suite, le directeur devrait envisager de suspendre la compétition.
- Posés extérieurs : un pilote posé hors de la zone de cible doit se signaler aux juges au plus vite, faute de quoi il peut perdre son droit à un revol. Il doit aussi respecter les zones interdites indiquées au règlement local ou au briefing.
Comment travaillent les juges
Les juges sont des officiels de la FAI, impartiaux et parfaitement au fait du règlement. En catégorie 1, tous doivent parler anglais ; en catégorie 2, si plus de la moitié des pilotes sont étrangers, au moins le juge principal et le juge d'épreuve doivent le parler, sinon un interprète anglais doit être disponible en permanence. Les juges portent des vêtements très visibles ; en catégorie 1, avec le logo FAI/CIVL et JUDGE dans le dos.
| Épreuve | Corps arbitral minimum |
|---|---|
| Catégorie 1 | 8 : un juge principal, un juge d'épreuve, 3 juges de cible, 3 remplaçants. D'au moins 3 nations ; juge principal hors pays hôte ; juge principal et juge d'épreuve de nationalités différentes. |
| Épreuve test de catégorie 1 | 7 (2 remplaçants), d'au moins 2 nations ; juge principal et juge d'épreuve de nationalités différentes |
| Catégorie 2 | 5 : un juge principal, un juge d'épreuve, 2 juges de cible, 1 remplaçant. De 2 nations si la moitié des pilotes ou plus sont étrangers. Si moins de 50 pilotes sont attendus, juge principal et juge d'épreuve peuvent être la même personne. |
- Juge principal (Chief Judge) : dirige le corps arbitral ; homologue le plateau et la zone de cible ; reçoit et tranche les premières réclamations ; décide des revues vidéo ; arrête la compétition après concertation avec le juge d'épreuve, le directeur et le directeur de la sécurité si l'un d'eux estime que les conditions deviennent dangereuses ; signe les feuilles de résultats avec date et heure.
- Juge d'épreuve (Event Judge) : installe et contrôle la zone de cible, vérifie le plateau, place les juges de cible ; surveille l'étagement et les trajectoires ; évalue les vols pour décider des revols, y compris quand le pilote était trop bas.
- Juges de cible (Target Judges) : observent chaque contact du pilote et de son matériel avec le sol pour décider si le posé est noté ou s'il y a chute ; déterminent quel pied touche en premier (gauche, droit ou les deux) ; marquent et mesurent les contacts entre le plateau et le bord de la cible. Au moins un juge surveille les chutes, au moins un le premier pied, et un seul annonce le score.
- Annonce du score : numéro et score sont annoncés chiffre par chiffre. Un centre pour le pilote 57 : « pilote cinq, sept… score zéro, zéro, zéro » ; 5 cm pour le pilote 115 : « un, un, cinq… zéro, zéro, cinq ». Le secrétaire (Recorder, s'il y en a un) le répète et le note sur la feuille ; le marqueur (Scorer) le saisit dans le logiciel.
- Vidéo : l'organisateur filme chaque posé avec une caméra fixe et une caméra de suivi, basses et proches de la cible pour montrer le premier contact. La vidéo est une preuve complémentaire pour les juges et le jury ; rien n'oblige à la montrer au pilote. Si un système de mesure vidéo est utilisé, le juge principal devrait désigner un juge de mesure vidéo.
- Contrôleur du vent (Wind Speed Monitor) : relève la vitesse du vent pendant les 30 secondes avant chaque posé et, si elle dépasse la limite, la consigne et prévient le juge d'épreuve. Il peut être inutile si le plateau intègre un enregistrement automatique du vent.
Le calcul des points
Le score est la distance en centimètres entre le premier point de contact au sol et le bord du disque central, arrondie au centimètre supérieur. Un pied sur le disque vaut 0 cm, le meilleur résultat possible. Un posé hors de la cible vaut le score maximum, égal au rayon de la zone notée : 200 cm avec la cible de 2 m de la catégorie 1.
- Point de contact : les juges repèrent la partie du pied qui touche en premier : talon, côté ou pointe. Pour un pied à plat ou deux contacts simultanés, on retient le point le plus éloigné. Avec les deux pieds ensemble, on mesure le point le plus éloigné de l'empreinte la plus éloignée.
- Fin du vol : le vol se termine quand une partie du pilote, du matériel (sellette comprise ; accélérateur, étrier et système de treuillage exclus) ou de l'aile touche le sol pour la première fois, y compris la cible, le plateau ou le tapis, ou quand le pilote est sorti du cercle de 10 m.
- Chute : le posé se fait sur les pieds, dans le cercle de 10 m. Si une partie du corps autre que les pieds, ou du matériel (hors accélérateur, étrier et système de treuillage), touche le sol avant l'aile, ou avant que le pilote ne soit sorti du cercle de 10 m, c'est une chute, notée au maximum comme un posé hors cible.
- Les obstacles ne sont pas le sol : toucher un arbre, le mât de la manche à air ou l'anémomètre n'est pas un contact avec le sol ; le pilote peut continuer vers la cible sans pénalité de chute.
| Situation | Score de la manche (catégorie 1) |
|---|---|
| Pied sur le disque de 2 cm | 0 cm |
| Contact à 7 cm du bord du disque (enregistré par le plateau) | 7 cm |
| Contact à 1,3 m du bord du disque (mesuré par les juges) | 130 cm |
| Posé hors de la cible de 2 m | Maximum : 200 cm |
| Chute dans le cercle de 10 m | Maximum |
| N'a pas volé (DNF), disqualifié pour la manche (DSQ) | Maximum |
Selon la Section 7C (la catégorie 2 suit son règlement local), l'épreuve utilise un logiciel de notation approuvé par la CIVL, relié à des résultats en direct (live scoring), de préférence en ligne, et affichés aussi pour le public à l'atterrissage. Après chaque manche, les scores sont affichés comme provisoires, avec date et heure ; passé le délai de réclamation sans contestation, ils deviennent officiels, signés par le juge principal.
Classements individuel, par équipes et spécifiques
- Score individuel : la somme de toutes les manches. En catégorie 1, dès 5 manches valides, la plus mauvaise manche de chaque pilote (une seule) est retirée ; la catégorie 2 suit son règlement local. Chaque inscrit devrait voler au moins une fois pour rester classé.
- Score d'équipe aux championnats du monde : pour chaque manche, la somme des trois meilleurs pilotes de l'équipe. Une équipe de moins de trois pilotes reçoit le maximum pour chaque place manquante.
- Score d'équipe aux championnats continentaux : on retient les Y meilleurs pilotes, Y étant fixé par le règlement local, en général (X+1)/2 arrondi au supérieur, X étant la taille maximale d'équipe. Avec des équipes de cinq, les trois meilleurs comptent.
- Le classement par équipes ne retire jamais de manche.
- Classements spécifiques : féminin, junior (26 ans au plus, selon l'année de naissance) et, en catégorie 2 seulement si l'organisateur le prévoit, Masters (55 ans ou plus le premier jour officiel). Ils reprennent simplement ces pilotes du classement général avec les mêmes scores. Seul le général compte pour le classement mondial WPRS.
- Médailles en championnat (catégorie 1) : or, argent et bronze pour les trois premiers pilotes, ainsi que pour les chefs et membres des trois premières équipes ; diplômes pour les dix premiers pilotes.
Quand les points ne comptent-ils pas ?
- Manche inachevée : les scores d'une manche ne comptent que lorsque tous les pilotes ont un score ou une pénalité.
- Manche d'essai officielle d'un championnat (après le briefing de sécurité obligatoire, avant la première manche notée) : volée en conditions de compétition mais non comptée.
- La plus mauvaise manche de chaque pilote est retirée dès qu'une épreuve de catégorie 1 compte 5 manches valides (classement individuel seulement).
- Vol donnant droit à un revol : le score initial est annulé ; seul le revol compte.
- Pilotes éliminés en catégorie 2 : ils sont notés DNQ et ne volent plus les manches suivantes au classement général.
- Un pilote disqualifié de l'épreuve n'est plus compté comme concurrent au classement.
- Épreuve non valide : une catégorie 1 de moins de 3 manches n'est pas valide ; un championnat du monde sans 4 nations et 8 pilotes au total (continental : 3 nations, 8 pilotes) ne décerne pas de titre.
Quand peut-on revoler ?
Un revol ne se demande qu'après un vol contesté, auprès du juge principal ou du juge d'épreuve à la cible, dans les 15 minutes suivant le posé. Les juges peuvent prendre jusqu'à 15 minutes de plus pour consulter le corps arbitral et, s'ils le décident, revoir la vidéo. Si le revol est accordé, le score contesté est annulé, le motif est annoncé aux pilotes et au public, et le revol a lieu au plus tôt dans la manche en cours ou la suivante. S'il est refusé et que le pilote conteste son score, cela vaut réclamation. Les motifs admis sont :
- Vent au-dessus de la limite dans les 30 secondes avant et 5 secondes après le posé : le revol est proposé d'office, et le pilote doit choisir immédiatement entre garder son score ou revoler.
- Cible masquée en approche finale, changement de plan pour la sécurité ou perturbation extérieure évidente : le pilote doit signaler clairement qu'il s'écarte et ne doit pas tenter de se poser sur la cible. S'il est trop bas pour s'écarter sans risque, il doit tout de même le signaler.
- Les juges ne s'accordent pas sur le score, y compris en cas de panne du plateau.
- Problème technique ou conditions anormales (tourbillon de poussière, suspente de frein cassée, grosse fermeture) qui ne vient pas d'une mauvaise prévol, à l'appréciation des juges.
- Trop bas pour une approche correcte : le pilote ne peut pas atteindre la zone sous le vent de la cible, d'où l'on fait face à la cible contre le vent, ou n'y peut même pas faire un petit S. Il le signale et se pose hors cible. Pas de revol s'il n'a pas volé droit vers cette zone ou a perdu sa hauteur en dehors.
- Décollage raté, ou problème de sécurité après le décollage conduisant à un posé au décollage ou hors de la cible : le pilote peut redécoller pour cette manche.
- Interrompre son vol pour porter secours : un pilote qui se pose ou écourte son vol pour aider un blessé ne doit pas être pénalisé ; le directeur examine toutes les circonstances avant de décider d'un revol.
L'absence de vidéo de l'organisateur, ou une vidéo peu concluante, ne justifie pas un revol ; le pilote doit alors s'appuyer sur des témoignages.
Fautes, sanctions et disqualification
Le directeur de compétition sanctionne tout manquement au règlement FAI ou au règlement local, de l'avertissement à la disqualification en passant par le score maximum de la manche, avec affichage écrit. La récidive peut être sanctionnée plus lourdement. Le juge principal peut avertir pour vol dangereux ou comportement antisportif dans la zone de cible. Les sanctions prévues par la Section 7C :
| Infraction | 1re fois | 2e fois | 3e fois |
|---|---|---|---|
| Vol dangereux ou agressif (peut inclure des figures acrobatiques) | Avertissement | Score maximum de la manche | Disqualification |
| Pilote guidé vers la cible par radio ou autre moyen | Score maximum de la manche | Disqualification | — |
| Insulte envers les officiels, atteinte à l'image du sport | Avertissement | Disqualification | — |
- N'a pas volé (DNF) : score maximum pour la manche. Retrait pour maladie ou accident (ABS) : maximum pour toutes les manches restantes. Disqualifié pour une manche (DSQ) : maximum pour cette manche.
- Pas prêt à l'appel, décollage sans autorisation ou dépassement à basse hauteur au-dessus de la cible : passible du score maximum de la manche.
- Incapable de décoller en sécurité : un pilote qui ne peut pas décoller en sécurité dans des conditions acceptables peut être suspendu ou retiré par le directeur, après avis du délégué FAI (Steward) ; en catégorie 2, du directeur de décollage et/ou du juge principal.
- Les officiels ne concourent pas : en catégorie 1, personne ne peut être à la fois officiel de l'épreuve (directeur, directeur de la sécurité, organisateur…) et membre d'une équipe nationale (pilote, chef d'équipe). En catégorie 2, le directeur, le directeur de la sécurité et tous les juges ne peuvent être ni pilote concurrent ni chef d'équipe ; les autres officiels peuvent concourir si un assistant peut les remplacer.
Matériel obligatoire
- Aile : uniquement certifiée EN, LTF ou CCC, utilisée dans les limites du certificat et du constructeur ; voltige interdite. La même aile sert toute l'épreuve ; tout dommage important est signalé sans délai au directeur, et les pièces remplacées sont conformes à l'origine. Elle ne peut être remplacée qu'en cas de dommage, perte ou vol indépendant du pilote, avec l'accord du directeur, par un modèle identique ou similaire.
- Contrôles : l'organisation, de préférence le directeur de la sécurité, doit contrôler la navigabilité du matériel pendant l'épreuve et peut vérifier à tout moment aile, sellette, secours, casque, largueur de treuil, chaussures…, en interdisant tout élément non conforme.
- Sellette avec protection dorsale, testée ensemble LTF09 ou EN 1651 (2017 ou plus récent). Casque homologué EN 966, EN 1077-A/B, ASTM 2040 ou Snell RS-98, porté en permanence en vol. Parachute de secours en état, pilote dans la charge maximale certifiée.
- Radio : l'organisation devrait exiger une radio capable d'émettre et recevoir sur la fréquence de sécurité ; les radios bibandes ont les deux canaux bloqués dessus. Les micros VOX sont interdits. Il est strictement interdit d'utiliser radio, téléphone ou tout autre moyen pour guider un pilote vers la cible, sauf pour la sécurité.
- Chaussures : adaptées à un décollage et un posé sûrs. Toute modification de la chaussure est en caoutchouc ou matériau équivalent (ni métal, ni céramique, ni plastique dur), d'une dureté de 70 Shore A au plus (celle d'un pneu), sans laisser de trace sur le plateau, large d'au moins 15 mm, dépassant de 6 mm au plus, avec des arêtes arrondies d'au moins 2 mm (crampons en dôme d'au moins 8 mm de rayon).
Combien de manches, de pilotes, et y a-t-il une élimination ?
- Manches : 12 manches notées au maximum ; le règlement local précise s'il en prévoit moins. Une catégorie 1 en exige au moins 3 pour être valide, une catégorie 2 une.
- Pilotes : en catégorie 1, nombre fixé par le règlement local ; un titre mondial exige au moins 4 nations et 8 pilotes au total (continental : 3 nations, 8 pilotes). Une catégorie 2 compte de 8 à 150 pilotes et réserve au moins 25 % des places aux étrangers (les places restées libres après leur date limite peuvent être attribuées par l'organisateur).
- Pas d'élimination en catégorie 1 : chaque pilote vole toutes les manches. Une finale dans l'ordre inverse du classement est permise, à condition de ne retirer personne du classement.
- Élimination en catégorie 2 : seulement si elle figure au règlement local et est annoncée sur le site d'inscription avant l'ouverture des inscriptions. Tous volent les 6 premières manches ; le règlement fixe combien de pilotes sont éliminés et quand. Les éliminés sont notés DNQ. Après l'élimination de la manche 6, au moins les 6 meilleures femmes, les 6 meilleurs juniors et les 6 meilleurs Masters continuent pour leur classement (leur place au général est figée), et seules les 6 meilleures équipes restent en lice par équipes.
- Durée d'un championnat (catégorie 1) : au plus 14 jours, cérémonies comprises, avec au moins 2 jours d'entraînement juste avant l'ouverture et une manche d'essai non notée (supprimable si la météo l'annule). Après quatre jours de vol d'affilée et au moins six manches, le directeur peut accorder un jour ou une demi-journée de repos (sauf le dernier jour), annoncé au plus tard la veille au soir.
Que se passe-t-il en cas d'égalité ?
- Individuel : en cas d'égalité pour l'une des trois premières places, les pilotes font un vol de départage. Si la météo ou le temps ne le permettent pas, celui qui a le plus de 0 cm l'emporte ; à défaut, on compare les 1 cm, puis les 2 cm, etc.
- Équipes : en cas d'égalité dans les trois premières, tous leurs membres revolent une fois (l'heure de fermeture du décollage est annoncée au briefing des chefs d'équipe le matin même), ou un pilote désigné par équipe si le temps manque. Sinon, on compte les 0 cm des pilotes ayant marqué pour l'équipe à chaque manche, puis les 1 cm, 2 cm… ; à égalité persistante, ceux de toute l'équipe.
Objections, réclamations et protestations
- Objection : à tout moment, de préférence par le chef d'équipe, oralement auprès du juge principal, qui l'accepte ou non ; sinon, une réclamation peut suivre.
- Réclamation : par écrit, en anglais, au juge principal (au directeur pour ce qui ne relève pas de l'arbitrage). Avec des résultats en ligne, l'intention de réclamer doit être signalée dans les 15 minutes suivant la publication du score, puis le directeur fixe un délai de dépôt. Sans résultats en ligne, le délai est d'une heure après les résultats provisoires ; publiés plus d'une heure après le coucher du soleil et avant 6 h, ils peuvent être contestés jusqu'à 8 h. Pour la dernière manche, le délai est d'une heure. En catégorie 2, la réclamation est envoyée par courriel à l'adresse indiquée au règlement local.
- Protestation : si la réponse ne convient pas, la déposer par écrit, en anglais (de préférence sur le formulaire), auprès du directeur de compétition dans l'heure suivant la réponse, avec la caution fixée par le règlement local, remboursée si elle aboutit. Le directeur note l'heure et la transmet aussitôt au président du jury. En catégorie 2, elle est tranchée par un comité des protestations d'au moins trois membres.
- Ces délais s'appliquent sauf disposition contraire du règlement local. L'organisateur conserve vidéos et preuves au moins 90 jours après l'épreuve, ou jusqu'au règlement d'un appel. En catégorie 2, l'appel s'adresse d'abord à la fédération du pays organisateur.
- Les scores non contestés dans les délais deviennent officiels.
Si vous partez de zéro, le parcours de formation et les brevets sont expliqués dans apprendre le parapente. La base de la précision, c'est l'approche et le posé : voir la technique d'atterrissage en parapente (en anglais).
Questions fréquentes
Quelle est la taille du disque de précision ?
Le disque central mesure 2 cm de diamètre, au milieu d'un plateau électronique. Le plateau note automatiquement jusqu'à au moins 15 cm autour du disque, soit une zone d'au moins 32 cm de large. Au-delà, les juges mesurent jusqu'au bord de la cible de 2 m (catégorie 1).
Le score le plus bas ou le plus haut gagne-t-il ?
Le plus bas gagne. Le score est une distance en centimètres, donc le plus petit total remporte le titre, en individuel comme par équipes.
Toucher le disque avec la main ou tomber dessus vaut-il 0 cm ?
Non. Le posé se fait sur les pieds. Si une main, un genou, les fesses ou la sellette touchent le sol avant l'aile, ou avant la sortie du cercle de 10 m, c'est une chute notée au maximum.
Les pilotes peuvent-ils utiliser une radio ?
Oui. L'organisation devrait exiger une radio bloquée sur la fréquence de sécurité. Mais un pilote guidé vers la cible reçoit le score maximum la première fois et est disqualifié la seconde.
Combien de manches compte une épreuve de précision ?
Jusqu'à 12 manches. Un championnat du monde ou continental en exige au moins 3 ; une épreuve de catégorie 2, une seule. En catégorie 1, à partir de cinq manches valides, la plus mauvaise de chaque pilote est retirée.
Sources : FAI Sporting Code Section 7C – Paragliding Accuracy, édition 2026 (en vigueur au 1er juin 2026) ; Paragliding Accuracy Judging Code 2026 ; Section 7 – Common, édition 2026 ; publiés sur fai.org. Ce texte est une explication donnée à titre indicatif ; en cas de différence, le texte anglais de la FAI et le règlement local de chaque épreuve font foi.









